WHD 2013

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Friday, November 22, 2013

Prévenir la malnutrition infantile au Mali avec des distributions de compléments alimentaires


By ALIMA


Du 28 octobre au 4 novembre 2013, les équipes de Alima et de son partenaire au Mali, l’Alliance Médicale Contre le Paludisme (AMCP), ont réalisé la première distribution d’Aliments Supplémentaires Prêts à l’Emploi (ASPE) dans le district de Kangaba en partenariat avec les autorités sanitaires locales de la région de Koulikouro. Au total, 4439 enfants ont ainsi reçu une ration de 4 pots de Plumpy’doz.


Les mamans reçoivent les conseils d’utilisation et de conservation.
Chaque enfant reçoit une ration de 4 pots pour un mois © Alima / Ouologuem Sekou


Le plumpy’doz est une pâte constituée de lait en poudre et d’arachides, c’est un complément alimentaire, dont la prise quotidienne permet de satisfaire les besoins des enfants de 6 à 36 mois en micronutriments essentiels. Il a été conçu pour réduire l’incidence de la malnutrition dans des pays où l’accès à une alimentation est monotone et ne satisfait pas les besoins nutritionnels spécifiques de cette tranche d’âge. L’utilisation de suppléments nutritionnels permet une réduction de la malnutrition chronique et a un réel impact sur la diminution de la malnutrition aigüe globale.
 
« Lors de cette distribution, nous avons ciblés les enfants sains âgés de 06 à 23 mois car après la phase de l’allaitement maternel, cette tranche d’âge est la plus vulnérable en termes de mortalité et de retard de développement » commente Ouologuem Sekou, le responsable du projet Alima/AMCP dans le district. Dans cette zone, les enfants souffrent également du paludisme ; ils vont cesser de s’alimenter correctement pendant deux à trois jours, ce qui les rend encore plus vulnérables aux maladies. A l’inverse, la dénutrition les expose à des risques accrus de maladies. La prévention de la malnutrition dans sa globalité est donc essentielle pour réduire la mortalité infantile liée aux pathologies courantes comme les diarrhées et infections respiratoires.
 

Une distribution de Plumpy’doz préparée et menée avec les acteurs de santé locaux

 
En amont de la distribution, le personnel des centres de santé et du district ont été formés et associés aux campagnes de sensibilisation à travers l’identification et l’encadrement des agents de santé et relais communautaires pour mener des opérations de dépistage au porte à porte. Les enfants atteint de malnutrition ont été référés vers le centre de santé le plus proche pour une prise en charge appropriée par Alima/AMCP et l’ONG Afasso.
 
L’ensemble des accompagnants des enfants a été informé des dates de distribution du plumpy’doz et ont bénéficié de recommandations sur l’alimentation des jeunes enfants. Des messages de sensibilisation en langue locale (le malinké) ont également été diffusés à travers les radios locales. Malgré les difficultés d’accès de la zone découpée par la rive droite du fleuve Niger, en huit jours, 17 756 pots de Plumpy’doz ont été distribués.
 
« Ma petite sœur Nassira n’a pas encore 2 ans », nous explique Lala Traoré, âgée de 18 ans, lors de la distribution dans le Centre de Santé Communautaire de Habala Dougou Kenieba. « Tous les jours, elle mange du riz et d’autres aliments selon ce que la famille peut trouver. Je ne sais pas ce qu’est la malnutrition, mais j’ai bien compris que ma petite sœur devait prendre 3 cuillères à soupe des pots reçus entre les repas pour rester en bonne santé ».
 
La distribution d’ASPE cible au total 6958 enfants dans 189 villages du district de Kangaba. Appuyée par l’UNICEF, elle s’inscrit dans le cadre du programme de réduction de la mortalité infantile de la région de Koulikoro de Alima/AMCP au sud Mali. Les équipes de Alima/AMCP envisagent d’étendre cette activité à 5 autres districts de la région de Koulikouro.
 
 Pour plus d'information visitez www.alimaong.org
 

Monday, October 14, 2013

Robert Piper: Une nouvelle approche pour le Sahel


Le plus haut Responsable Humanitaire dans le Sahel déclare que les gouvernements, les donateurs et les organisations humanitaires ont besoin de changer leur manière de soutenir les personnes les plus vulnérables du monde.


Pour plus d'informations sur le Sahel visitez : http://www.unocha.org/crisis/sahel
Suivez  Rober Piper sur Twitter

Thursday, June 6, 2013

Une petite fille souffrant de malnutrition, un an après


From CARE



En 2012, les membres de l'équipe de CARE rencontraient au Niger Firdaoussou, une petite fille d'un an, sévèrement sous alimentée. Firdaoussou a alors bénéficié du programme d'urgences mené par CARE lors de la grave crise alimentaire qui a touché le pays. Découvrez le témoignage de sa mère un an après.

« Ma fille revient de loin ... »



2013 / CARE / Niandou Ibrahim

« Ma fille revient de loin... Un vrai miracle » ne cesse de répéter Adama Issaka en cajolant Firdaoussou.
 
Firdaoussou a maintenant deux ans et elle revient effectivement de loin. De très loin même. Elle a 24 mois et a passé la moitié de sa vie à lutter contre la mort. Une victoire contre la faim qui est fêtée chaque jour avec sa mère dans une émouvante complicité, pleine de sourires, de clins d'œil, et de gestes de tendresse.
 
Firdaoussou est née en mai 2011 dans le village de Bongoukoirey, dans la région de Tillabery. Les 10 premiers mois de sa vie, nourrie au sein par sa mère, la petite fille grandit normalement. Son père, lui, passe la plupart du temps en Côte d'Ivoire. En mars 2012, Firdaoussou commence à souffrir de malnutrition.
 
« Un grand nombre d'enfants tombaient malade, dépérissaient, mourraient. J'ai désespéré un moment. Vers le mois d'août, je pensais que Firdaoussou allait mourir... elle avait tellement maigri », se souvient Adama avec tristesse.


8 mois sans réserves alimentaires


En mars 2012, une déclaration conjointe du Gouvernement nigérien, de l'OCHA (bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU) et d'ONG internationales tirait ainsi la sonnette d'alarme :
 
« La situation des populations, en particulier des femmes et des enfants, se détériore rapidement.... La combinaison d'un ensemble de facteurs - déficits agricole et fourrager de la saison dernière, flambée des prix des denrées alimentaires de base, baisse de la valeur du bétail et niveaux élevés d'endettement des ménages suite aux crises précédentes, a considérablement affaibli les revenus et l'accès à la nourriture de nombreuses familles. Pour ces personnes, la période de soudure a déjà commencé : elles n'ont plus de réserves alimentaires jusqu'à la prochaine récolte prévue en octobre. »



Renforcer les capacités de résilience sur le long terme face aux épisodes chroniques d'insécurité alimentaire



2013 / CARE / Niandou Ibrahim
 
Dans le village de Bongoukoirey, presque toutes les femmes dont les enfants souffraient de la malnutrition n'étaient pas membres du réseau des femmes « Mata Masu Dubara ». Ce groupe de 99 femmes a été créé il y a plusieurs années, avec l'appui de CARE, pour renforcer leur résilience vis-à-vis des aléas climatiques.
 
Ainsi, à travers ces Associations Villageoises d'Epargne et de Crédit (AVEC) qui facilitent le développement d'activités génératrices de revenus, ces femmes ont mis en place un grenier à grains pour prévenir les ruptures de stocks survenant chaque année entre mars et septembre. Elles ont également aménagé des jardins potagers collectifs pour améliorer la nutrition des enfants.

 

Les mamans lumières, une approche nutritionnelle sur base communautaire


Une vingtaine de femmes référentes dans leurs communautés ont également été formées au dépistage de la malnutrition et à la prévention de la malnutrition maternelle et infantile (allaitement, prévention des carences, prévention sanitaire, soins de santé aux enfants ou aux femmes enceintes et allaitantes).
 
« Ces femmes, ces mamans lumière comme nous les appelons, sont également formées aux techniques d'animation afin qu'elles puissent mener ensuite des groupes de discussions dans leur communauté. Elles ont ainsi multiplié les séances de démonstrations culinaires pour expliquer aux autres mères du village quel type de recettes favorise la récupération nutritionnelle, notamment des enfants en bas âge », explique Hervé Bonino, responsable Programmes Sahel/Afrique de l'Ouest de CARE France.
 
Ces foyers d'apprentissage et de réhabilitation nutritionnelle (FARN) ontété développés par CARE au Niger depuis 2001 pour prévenir et réduire les prévalences de malnutrition aigüe à travers la prise en charge non médicale de la malnutrition sur base communautaire.
 
« Je n'ai jamais raté une de ces séances du FARN. Et ça se voit », explique Adama en regardant intensément Firdaoussou.

Une belle histoire de solidarité. Une histoire d'auto-réponse communautaire digne et efficace au problème récurrent d'insécurité alimentaire et nutritionnelle.
 
« L'approche communautaire développée par CARE mettant en œuvre des projets intégrés combinant la capacité de réponse sectorielle - ici les FARN - et l'autonomisation des femmes - à travers les AVEC - permet de renforcer les capacités de résilience des communautés bénéficiaires sur le long terme face à des chocs alimentaires sévères », conclut Hervé Bonino.

L'histoire d'Adama et de Firdaoussou n'est qu'un exemple de nombreuses vies sauvées à travers le projet « Maman Lumière ».

 Pour plus d'informations visitez www.care.org

Thursday, April 25, 2013

Au Mali, une meilleure information sur l’allaitement au sein sauve des vies d’enfants

 

Par Nena Nedeljkovic


Au Mali, un programme lutte au niveau local contre la malnutrition. L’allaitement exclusif au sein sauve les vies. Aminata Coulibaly, du village de Kesso, dans la région de Sikasso, a pu observer directement son impact.


Malnutrition aiguë


Aminata Coulibaly a perdu ses deux premiers enfants à cause de la malnutrition aiguë. Parce qu’elle n’était pas au courant de l’importance de l’allaitement exclusif au sein pour les enfants jusqu’à l’âge de six mois, Aminata nourrissait ses deux premiers enfants de beurre de karité et d’eau chaude, une préparation extrêmement courante localement.
 
Le mélange faisait gonfler leurs petits ventres sans leur apporter les nutriments dont ils avaient besoin. À cause de la lourdeur de la préparation et des difficultés de digestion dans leur petit estomac, les enfants dormaient de longues heures, donnant à Aminata Coulibaly la fausse impression qu’ils étaient correctement alimentés.
 
Par la suite, à cause de la malnutrition aiguë qui a résulté de ce régime, les deux enfants sont morts.


Soutien au sein de la communauté

 
© UNICEF Mali/2013/Nedeljkovic
Les efforts de communication de l’ASDAP, un partenaire
de l’UNICEF, ont produit des changements dans la région
de Sikasso, au Mali. Les enfants sont en bonne santé et
s’épanouissent grâce à l’allaitement exclusif au sein
et à des compléments alimentaires appropriés.
Aujourd’hui, le troisième enfant d’Aminata Coulibaly, Chatta Dembelé, est un bambin en bonne santé et heureux, grâce à l’appui apporté à la communauté par l’Association pour le soutien du développement des activités de population (ASDAP), en partenariat avec l’UNICEF.
 
L’ASDAP est une ONG partenaire de l’UNICEF qui a pour objectif de faire connaître aux communautés de la région de Sikasso, outre les autres comportements familiaux indispensables, l’importance de l’allaitement exclusif au sein. L’UNICEF apporte une assistance technique et financière à l’ASDAP depuis 2008 pour qu’elle fasse passer une meilleure information dans les villages de la région.
 
La coordinatrice de l’ASDAP, le Dr Aïssata Traoré Diakité, a travaillé avec les femmes du village. Selon elle, le plus grand changement apporté concerne l’estime de soi des femmes. Se rencontrant tous les mardi au bureau de l’ASDAP à Koutiala, les femmes apprennent, font connaître leurs histoires, partagent leurs expériences, chantent et dansent. Après les séances, elles partagent chez elles, avec leurs maris et leurs familles, les connaissances qu’elles ont acquises, propageant ainsi les informations au sein de leur communauté.


Soutien pour les Maliens déplacés


Depuis le début du conflit au Mali, Sikasso accueille les Maliens du nord déplacés à l’intérieur du pays. L’ASDAP a travaillé avec ces familles pour leur apporter aussi des informations essentielles en vue d’un changement de comportement.
 
Nana Assarkiné s’est enfuie de Douentza, dans la région de Mopti, en 2012. Elle est arrivée à Koutiala où sa mère, Lala Touré - responsable qualifiée de la communication à l’ASDAP  mais aussi musukoroba (chef de communauté et de famille) -  lui a suggéré de passer du temps avec les autres femmes participant aux séances de l’ADSAP.
 
« L’ASDAP m’a aidée à mieux comprendre l’importance des moustiquaires pour la prévention du paludisme, » dit Nana Assarkiné. Les dépenses de santé de sa famille ont été réduites, ses cinq enfants tombant moins souvent malades grâce aux moustiquaires.
 
Ces séances ont aussi apporté à Nana Assarkiné le soutien psychosocial dont elle avait besoin à la suite de son départ de Douentza.


Nécessité de transposer les programmes à plus grande échelle


La région de Sikasso est le grenier du Mali, approvisionnant les autres régions du pays en fruits, légumes, viande et céréales. Pourtant, Sikasso est la région la plus mal alimentée du pays avec un taux de malnutrition chronique de 35,4%.
 
Une partie du problème tient à ce que les producteurs locaux vendent presque tout ce qu’ils cultivent, ayant du mal à comprendre l’importance de ce qu’ils produisent. Par conséquent, il leur reste très peu de choses pour nourrir leurs enfants.
 
Les aspects culturels jouent aussi leur rôle dans la malnutrition de l’enfant. En particulier, les enfants ne sont pas vraiment perçus comme des membres de la famille jusqu’à ce qu’ils deviennent productifs et contribuent au revenu familial. Les chefs de familles obtiennent en premier la plus grande part de la nourriture, ce qui a un impact significatif sur la santé des enfants.
 
Mais la diffusion d’informations, comme celle qu’organise l’ASDAP,  est en train d’amener les changements de comportements nécessaires au niveau de la communauté.
 
Une action plus importante est nécessaire pour produire les autres changements de comportement indispensables dans la région. Face à l’avenir, davantage de partenariats appuyant les responsables locaux des services sanitaires et sociaux doivent être mis en place afin que les programmes puissent être intensifiés.
 
Pour sa part, l’UNICEF espère pouvoir aider les autorités locales en termes d’une meilleure organisation et d’une meilleure communication ainsi qu’épauler les ONG locales pour mener plus avant les changements de comportement.
 
Pour plus visitez www.unicef.org
 

Friday, April 5, 2013

Malnutrition aigüe : dépister encore et toujours plus

Par Eric Alain Ategbo, Nutrition Manager, UNICEF Niamey, NIGER

 
 
L’intensification d’un dépistage bien conduit constitue une étape essentielle pour le traitement réussi d’un enfant souffrant de malnutrition aigüe. Passif ou actif, le dépistage peut se faire en formation sanitaire ou au niveau communautaire.
 
Quelque soit la forme qu’elle prend, les acteurs au Niger sont fortement encouragés à intensifier la recherche des cas de malnutrition aigüe et leur référence afin d’assurer une prise en charge effective de la malnutrition au Niger.

Face à la récurrence des crises nutritionnelles auxquelles le Niger est confronté depuis des années, le pays avec l’aide de ses partenaires a mis en place un système de prise en charge de la malnutrition pour les enfants âgés de 6 – 59 mois. Ce système, dont la construction a débuté lors de la crise alimentaire et nutritionnelle de 2005, se renforce de jour en jour, et comporte deux grandes catégories. La prise en charge des cas de malnutrition aigüe modérée d’une part et d’autre part, la prise en charge de la malnutrition aigüe sévère, elle-même subdivisée en deux sous catégories, la prise en charge en ambulatoire des cas de malnutrition aigüe sévère sans complication médicale et le traitement en hospitalisation pour les cas de malnutrition aigüe sévère avec des complications médicales associées.
 
A ce jour, il existe plus de 2000 centres de prise en charge de la malnutrition aigüe au Niger dont 893 destinés au traitement des cas de malnutrition aigüe sévère. De même, plus de 1100 centres sont dédiés à la prise en charge des cas de malnutrition aigüe modérée.
 
Dépistage de la malnutrition au Centre de Santé de Routgouna
dans la ville de Mirriah, Niger (Olivier Asselin / Niger / Unicef)
 
De quelques dizaines de milliers de cas traités par an pendant la période 2005 - 2009, la capacité de prise en charge de la malnutrition aigüe au Niger a rapidement augmenté, pour atteindre plusieurs centaines de milliers de cas traités par an depuis la crise nutritionnelle de 2010. Ainsi, près d’un million d’enfants ont été traités contre la malnutrition aigüe sévère au Niger entre 2010 et 2012 (330.000 en 2010, 299.000 en 2011 et 369.000 environ en 2012). La prise en charge de la malnutrition aigüe modérée a atteint sa vitesse de croisière en 2011 avec en moyenne 460.000 cas traités chaque année.
 
Il importe d’assurer le maintien de ce système qui a fait ses preuves et d’assurer un accès équitable à tous les enfants touchés par la malnutrition. Une identification active et précoce, et une référence effective des cas identifiés vers les centres de prise en charge constituent une chance pour chaque enfant de survivre à la malnutrition aigüe ; cette maladie ayant une forte corrélation avec la mortalité.
Pour que l’effort de dépistage soit bénéfique aussi bien aux enfants qu’au système de santé, il est impératif d’assurer une bonne coordination avec le service de prise en charge dans la localité concernée et de mettre en exergue les cas identifiés qui sont déjà dans le programme de prise en charge, lors de la restitution des résultats.
 
Pour plus d'informations visitez http://www.unicef.org/wcaro/
 

Tuesday, March 19, 2013

Livelihood interventions save lives and strenghten resilience


By José Luis FERNANDEZ
Senior Regional Emergency Coordinator
FAO’s Sub-regional Emergency and Rehabilitation Office - West Africa/Sahel
FAO Representative Senegal a.i.

The frequency, complexity and scale of crises affecting food and agriculture make it increasingly difficult for smallholder producers to cope and recover each time. That is why disaster risk reduction and resilience – from protecting and strengthening sustainable livelihood systems to bolstering monitoring and early warning to developing institutional capacity to manage risks – figure so prominently in FAO’s strategies and programmes. To build a world without hunger, we need to ensure that vulnerable farmers, fishers, foresters and other at-risk groups are better able to withstand and bounce back from these shocks so they can provide for themselves and their families.

FAO’s first priority is to help crisis-affected farming families – many of whom have lost all of their productive assets such as seeds and livestock – produce their own food and rebuild their lives and livelihoods as quickly as possible. At the same time, FAO’s emergency assistance increasingly supports and feeds into longer-term efforts to reduce risks due to multiple hazards.

 For 2013, FAO is requesting a total of USD 135.3 million for livelihood interventions in the Sahel. To start the operations for the main agricultural campaign (May – October 2013), USD 99 million are immediately required. We need urgent assistance to support vulnerable people in need.

Please visit our website www.fao.org/crisis/sahel/the-sahel-crisis/en/

Tuesday, March 12, 2013

Mali : les personnes déplacées hésitent à prendre le chemin du retour

 

Par le CICR


L'instabilité, les violences et les combats au nord du Mali n'incitent pas les personnes déplacées à retourner chez elles. De nouveaux déplacements ont même été observés, et ces groupes viennent s'ajouter à des milliers d'autres, personnes déplacées et familles d'accueil, qui peinent à faire face à leurs besoins essentiels, en eau et nourriture notamment.

« Si les déplacés hésitent toujours à rentrer, c'est essentiellement lié à un sentiment général d'insécurité mais aussi à l’impossibilité pour ces personnes de continuer d'exercer une activité économique dans un contexte aussi instable », explique Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation du CICR pour le Mali et le Niger.

Pour les personnes déplacées et les familles résidentes qui les accueillent, les conditions de vie deviennent chaque jour plus difficiles. « Les timides retours constatés début février dans la partie centrale du pays ne se sont pas généralisés. La poursuite des combats invite à la prudence », poursuit Jean-Nicolas Marti.

La situation est particulièrement difficile dans le nord-est du pays, et des familles de Gao, Kidal et Tessalit vont encore chercher refuge loin de leurs villages d’origine.

Les personnes qui viennent de rentrer à Konna reçoivent des vivres du CICR.
Credit: CICR

Soutien à la population touchée par le conflit


Pour répondre aux besoins urgents des personnes déplacées, le CICR et la Croix-Rouge malienne ont distribué122 tonnes de vivres (riz, huile, semoule, sel iodé) à 6 600 personnes à Tin Zaouatène, une localité de la région de Kidal, dans le nord-est du pays, à proximité de la frontière algérienne.

Afin de faciliter l'accès à l'eau potable et améliorer les conditions d'hygiène des déplacés de Tin Zaouatène, des puits et des latrines sont en cours de réhabilitation. Des jerrycans et des pastilles de purification de l'eau leur ont en outre été distribués.

À Korientzé et Sendegué, dans la région centrale de Konna, 3 240 autres personnes déplacées et résidentes ont reçu une assistance en vivres.

Par ailleurs, si les conditions de sécurité le permettent, le CICR et la Croix-Rouge malienne prévoient, dans les prochaines semaines, de distribuer une assistance alimentaire à plus de 290 000 personnes vulnérables, déplacées et résidentes, dans les régions de Mopti, Tombouctou et Gao.

Hôpital de Gao : soins aux blessés


À la suite des récents combats qui ont eu lieu dans la ville de Gao, huit blessés ont été soignés dans l'hôpital soutenu par le CICR. Cette dernière semaine il y a eu au total 313 consultations, 45 hospitalisations et 8 accouchements dans cette structure, dont l'équipe médicale a été renforcée par l'arrivée d'un chirurgien supplémentaire.

Dans les régions de Tombouctou et de Gao, cinq centres de santé communautaire ont été approvisionnés en médicaments qui devraient couvrir les besoins pour les trois mois à venir. Cette action reflète l'attention particulière qui est portée à l'accès aux soins pour la population rurale touchée par le conflit.

Visite aux personnes détenues en raison du conflit


Des délégués du CICR poursuivent leurs visites aux personnes arrêtées et détenues en relation avec le conflit, notamment à Bamako, Mopti, Sévaré, Gao, Tombouctou et Kidal. À l'occasion de ces visites, il a été donné aux détenus la possibilité de rétablir le contact avec leur famille. Dans certains cas, des articles d'hygiène ont également été distribués.

Le CICR poursuit son dialogue avec les parties pour avoir accès à toutes les personnes arrêtées et détenues en lien avec le conflit.

Soutien aux services vétérinaires


« En raison de l’insécurité qui entrave la circulation du personnel et du matériel, l'accès aux troupeaux pour les services vétérinaires est devenu particulièrement difficile », explique Philippe Mbonyingingo, chef de la sous-délégation du CICR à Mopti.

Le CICR continue d'apporter son soutien à la vaccination et au traitement de plus de 1,5 million de têtes de bétail contre la péripneumonie contagieuse bovine, la peste des petits ruminants et la pasteurellose cameline. Cette campagne de vaccination, menée en collaboration avec le ministère de l’Élevage et de la pêche, vise à vacciner le plus grand nombre possible de têtes de bétail dans toutes les régions du nord du Mali.

Diffusion du droit international humanitaire (DIH)


Le CICR poursuit les séances de sensibilisation qu'il organise sur le droit international humanitaire, notamment auprès des forces armées maliennes et des contingents étrangers.

Plus d´information sur le CICR

Suizez le CICR sur twitter

Friday, February 15, 2013

L’OIM au secours de migrants tchadiens en détresse expulsés de Libye

Par l´Organisation Internationale pour les migrations (OIM)


Tchad – L’OIM a distribué de la nourriture, de l’eau et des médicaments à un groupe de 32 migrants tchadiens arrivés la semaine dernière au bureau de l’OIM à Faya-Largeau, dans une région reculée au nord du Tchad, après avoir été expulsés de Libye.

Credit: OIM

Depuis juillet dernier, trois groupes de migrants tchadiens ont été expulsés de Libye. Plus de 150 000 travailleurs migrants tchadiens avaient déjà quitté le pays en 2011, après le renversement du régime précédent.

Epuisés et malades, les membres du groupe, tous des hommes, ont expliqué à l’OIM qu’ils travaillaient dans différents endroits en Libye, occupant généralement des emplois temporaires peu et non qualifiés. Ils ont dit qu’ils avaient été détenus, et certains ont affirmé avoir été maltraités.

Ils ont déclaré que par le passé, en tant que ressortissants tchadiens, ils n’avaient pas besoin de documents pour vivre en Libye. Mais, aujourd’hui, les autorités libyennes ont commencé à exiger des documents et ont fermé les frontières avec le Tchad, le Niger et le Soudan. La plupart des membres du groupe ont été arrêtés parce qu’ils n’avaient pas de permis de travail.

Mahamat Zene Issa a raconté à l’OIM qu’avant le déclenchement de la crise, il vivait depuis cinq ans avec sa famille, composée de trois personnes, à Sebha, une ville au sud de la Libye. Sa famille avait pu rentrer au Tchad avec un convoi d’évacuation de l’OIM, mais lui a décidé de rester en Libye pour continuer à y travailler.

Friday, December 21, 2012

A propos de OCHA


Nouvelle version en français de la brochure qui explique en détail le rôle du bureau des Affaires Humanitaires des Nations Unies.

OCHA mobilise l’aide humanitaire, mais qu´est-ce que cela veut dire exactement?

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